« La boutique de presse a enfin sa propre définition »

Salut mamie,
j’ai des nouvelles. Des nouvelles que j’aurais aimé te raconter quand tu as ouvert la boutique, qui est désormais la mienne, en 1954.
J’ai des nouvelles de nos commerçants qui, malgré tout le stress et les revers, continuent de choisir de proposer leurs produits sur le marché. Et ils le font toujours avec une fierté sans faille.
Car ce n’est pas toujours facile, mamie : même si c’est avec fierté que j’ouvre chaque jour ton héritage à six heures du matin, nous sommes confrontés à de nombreux défis. Pendant les vacances d’été, lorsque j’ai traversé la frontière avec Katrien, ma femme, pour partir en vacances, j’ai remarqué que d’autres règles s’appliquaient de l’autre côté de la frontière. Comme partout en Europe.
La politique a encore du pain sur la planche, mamie. Il n’est pas si difficile de franchir la frontière pour acheter des produits introuvables chez nous. Les règles devraient être les mêmes partout, non ? Sans parler des achats en ligne. Oui, les achats en ligne, c’est aussi un sujet d’actualité. Mais je t’en parlerai une autre fois.
Mais voici maintenant la bonne nouvelle. Nous sommes enfin une référence, au sens propre du terme. Le « press-shop » a désormais sa propre définition, ce qui garantira que nos produits bien-aimés, strictement réglementés, soient commercialisés comme il se doit. Et que chaque client puisse faire ses achats en toute sécurité et de manière responsable. Ainsi, chaque commerçant bénéficiera du respect qu’il mérite. Le travail acharné porte ses fruits, vraiment.
Cela ne signifie pas pour autant que je vais pouvoir me reposer sur mes lauriers. Je dois et je vais, avec Perstablo, passer à la vitesse supérieure. Surtout maintenant que nous avons occupé une place si importante dans l’actualité, nous devons absolument conserver cet élan. On nous a cités dans le journal que j’avais posé sur mon comptoir. Nous le devons tout simplement à toi, à nos commerçants, mais aussi à notre produit. Nous sommes le cœur battant de nos quartiers. Et nous le resterons.
Je me bats avec fierté pour l’héritage que tu as bâti pour moi, mamie. Comme j’aurais aimé te dire tout ce qu’on a déjà pu accomplir de beau pour notre secteur. Je vais poursuivre sur cette lancée. Pour toi, pour papy, pour nous. Mais surtout pour mon fils, ton arrière-petit-fils. Celui qui, avec autant de fierté, perpétuera ton héritage.
Erik Van Olmen, vice-président de Perstablo et propriétaire d’un kiosque à journaux