Accord sur le contrat des journaux
La concession actuelle avec Bpost est prolongée de 6 mois, UNIZO réagit avec satisfaction

Un compromis a été trouvé dans le dossier de la concession des journaux. Dans le cadre du contrat précédent, Bpost recevait encore 175 millions d'euros de subsides annuels pour l'insertion de journaux et de magazines dans les bus à travers le pays. Il était prévu que cette subvention tombe à 125 millions d'euros par an. Il a donc été décidé d'y mettre un terme.
Période de transition
Pour éviter qu'il n'y ait plus de journaux dans les bus le 2 janvier, une période de transition est prévue. Pour cela, l'entreprise postale recevra un montant à mi-chemin entre le plafond de la concession actuelle (175 millions d'euros) et le nouveau plafond (125 millions d'euros). Soit environ 75 millions d'euros pour six mois. Ensuite, elle devra négocier avec les éditeurs pour prendre en charge la distribution par région.
L'ensemble du dossier a pris de l'ampleur après que Bpost, et non la société privée PPP, a été sélectionnée pour la nouvelle concession, qui devrait normalement débuter l'année prochaine. PPP était le moins cher, mais le PS et les Verts préféraient continuer à travailler avec Bpost, craignant une série de licenciements. Les entreprises de médias avaient également des doutes sur la qualité de la literie fournie par PPP.
redistribution de l'aide
Au lieu d'une nouvelle concession, les entreprises de médias bénéficieront d'une aide directe jusqu'en 2026, après une période de transition de six mois. Elles recevront un crédit d'impôt en fonction du nombre d'abonnés qu'elles ont dans les communes à faible densité de population. Ce crédit d'impôt passe de 16 millions d'euros en 2024 à 49 millions en 2026.
Après cela, c'est pratiquement terminé. À partir de 2027, la distribution des journaux et des magazines relèvera uniquement des éditeurs, ce que souhaite notamment l'Open VLD. Il n'est toutefois pas exclu que le prochain gouvernement prolonge le mécanisme de soutien.
L'aide ne concerne que la distribution dans les communes de moins de 225 habitants au kilomètre carré, où l'acheminement des journaux par bus est plus coûteux. Les trois quarts de ces communes se trouvent en Wallonie, tandis qu'en Flandre, il s'agit principalement du Westhoek, mais aussi de certaines parties des Ardennes flamandes, de la Noorderkempen, du Meetjesland et d'une partie du Limbourg.
Les éditeurs non commerciaux bénéficient également de cet avantage, mais pour l'ensemble du pays. Outre les caisses d'assurance maladie, telles que la CM, et les syndicats, cela inclut, par exemple, des organisations telles que Natuurpunt, Greenpeace ou Church & Life.
Augmentation de la déduction des frais de transport
Dans le cadre du régime actuel, les abonnements directs sont subventionnés par la concession de presse à un partenaire logistique, tel que Bpost. Cela permet de livrer gratuitement les journaux et les magazines à domicile. Les abonnements ont donc été commercialisés avec des rabais importants, aux frais de l'État.
Quant aux vendeurs de presse, non seulement les prix de vente et d'achat sont fixes, mais ils doivent également payer des frais de livraison mensuels à leurs magasins. Les abonnements directs bénéficient de subventions pour maintenir le prix bas, mais les vendeurs de presse indépendants doivent payer leurs livraisons.
L'accord prévoit une déduction accrue des frais de transport d'une valeur de 3 millions d'euros pour les marchands de journaux. L'Unizo réagit avec satisfaction.
"La discrimination dans le secteur est enfin éliminée", se réjouit-elle. "Les vendeurs de presse, y compris les marchands de journaux indépendants, les librairies, les stations-service et les supermarchés, ont dû se battre pendant des années contre un canal de vente similaire mais subventionné. Nous allons encore examiner si ces fonds (3 millions, nvdr) sont suffisants, mais une étape importante a été franchie en principe".
Il reste à voir comment PPP et Proximy réagiront. PPP, en particulier, a déjà menacé de se plaindre au Conseil d'Etat si la concession, pour laquelle elle a été sélectionnée, n'était pas mise en œuvre. Par ailleurs, la Commission européenne doit encore évaluer la prolongation de la concession de Bpost. Quant aux éditeurs, tant en Flandre qu'en Wallonie, ils s'inquiètent de la courte période de transition de six mois.