Le gouvernement poursuit sa lutte contre les jeux d'argent
Vérification obligatoire de l'identité dans les machines à sous
La lutte contre la dépendance au jeu sera renforcée par des contrôles plus stricts de l'accès aux machines à sous dans les magasins de journaux. Les mineurs et les personnes figurant sur une liste noire, la liste EPIS, devraient en être automatiquement exclus. Les distributeurs automatiques seront bientôt obligatoirement équipés d'un système de vérification de l'identité électronique. Les marchands de journaux disposeront d'un délai de deux ans pour faire modifier leurs machines à sous. Les magasins de paris devront bientôt se conformer à nouveau à la loi, après une bataille juridique.
Mesures antérieures
Le gouvernement fédéral a déjà pris des mesures pour empêcher les marchands de journaux de devenir une façade pour les temples du jeu. Par exemple, les magasins de journaux doivent proposer au moins 200 journaux et magazines différents et leur chiffre d'affaires doit être d'au moins 25.000 euros par an. Les clients qui souhaitent jouer sont également autorisés à miser un maximum de 200 euros par jour.
La question s'est posée de savoir si cela était suffisant. Une étude de la Commission des jeux de hasard a montré que les jeux de hasard sont très populaires chez les jeunes.
Contrôle d'identité
Fin septembre, le gouvernement fédéral a donné son feu vert à un projet de loi du ministre Van Quickenborne visant à restreindre davantage les machines à sous dans les magasins de journaux. L'équipement obligatoire avec contrôle d'identité devrait automatiquement exclure les mineurs, ainsi que les personnes figurant sur la liste EPIS de la Commission des jeux de hasard. 'EPIS' signifie 'Excludes Persons Information System' (système d'information sur les personnes exclues). Il s'agit d'une sorte de liste noire de personnes interdites de jeu, par exemple en raison d'une dépendance ou d'un règlement collectif de dettes. Plus de 180.000 personnes y figurent.
Les casinos
Les casinos et les salles de jeux sont tenus de vérifier la liste EPIS depuis un certain temps. Le gouvernement a également introduit cette obligation pour les bureaux de paris, mais ceux-ci ont intenté un procès et l'ont gagné car, selon le tribunal de Namur, l'obligation légale n'était pas conforme au règlement général sur la protection des données (RGPD). L'avant-projet de M. Van Quickenborne s'inscrit également dans ce cadre.
Enfin, le texte consacre la lutte contre les sites de jeux illégaux. La Commission des jeux de hasard impose déjà aux fournisseurs d'accès à Internet de bloquer ces sites en Belgique, mais la publication des URL au Moniteur belge lui permettra d'agir de manière plus décisive, selon M. Van Quickenborne. Le texte est maintenant soumis pour avis au Conseil d'État et à l'Autorité de protection des données. Selon le ministre, le projet de loi actuellement à l'examen au Parlement, qui porte l'âge minimum pour jouer à 21 ans, est également "une bonne chose".