Les fumeurs recourent plus souvent à la contrefaçon
Le Trésor public belge a perdu 75 millions d'euros l'année dernière

L'an dernier, 330 millions de cigarettes illégales ont été fumées. Il s'agit notamment de produits du tabac de contrebande, mais aussi, ce qui est surprenant, de nombreux produits contrefaits en provenance de Belgique. Le tabagisme des cigarettes illégales a augmenté de 10% par rapport à 2016. "De plus en plus d'usines de tabac illégal s'installent en Belgique. Dans le passé, les cigarettes contrefaites étaient importées de Chine et plus tard des pays du bloc de l'Est, mais les contrôles frontaliers plus stricts signifient que les usines de contrefaçon sont de plus en plus présentes dans nos régions", explique Filip Buntinx de British American Tobacco. Les marchandises de contrebande en provenance de pays comme la Bulgarie, l'Algérie et la Biélorussie sont les plus fréquemment fumées, mais le marché des cigarettes de contrefaçon est de plus en plus populaire. L'année dernière, des usines illégales ont été découvertes à Grobbendonk, Péruwelz et Zandvliet. La quantité de cigarettes contrefaites fumées a augmenté en un an, passant de 9 à 35 millions de cigarettes. Souvent, les cigarettes ne sont pas saines par rapport aux cigarettes légales, car on ne sait pas très bien ce qu'elles contiennent. "En raison de l'augmentation des droits d'accises, les cigarettes deviennent de plus en plus chères, ce qui signifie que les fumeurs se tournent de plus en plus vers les cigarettes illégales. Comme aucun droit d'accise n'est perçu sur les cigarettes contrefaites, l'Etat belge a perdu quelque 75 millions d'euros de recettes d'accises l'année dernière", conclut Buntinx.