Trois librairies ferment chaque semaine
Entre 2010 et 2015, le nombre de libraires a diminué de presque un sur cinq

Entre 2010 et 2015, le nombre de libraires dans notre pays a diminué de 18 pourcent. Il ressort d’une analyse effectuée par le SNI sur base des données du SPF Economie. Vers la fin 2010, 4048 libraires étaient encore actifs dans notre pays alors que cinq ans plus tard, ce nombre ne s’élevait plus qu’à 3326. Bref, en cinq ans, trois libraires par semaine ont disparu en Belgique. Par rapport aux autres commerces de détail qui se trouvent dans la plupart des centres comme les boulangers (moins 4 pourcent en cinq ans) et bouchers (moins 10 pourcent en cinq ans), il est question d’une vraie gifle pour les libraires. Le problème qui se pose ces dernières années est que les trois plus grandes sources de revenus sont de plus en plus attaquées. Le présidente du SNI, Christine Mattheeuws: « Les libraires doivent encaisser coup après coup. Il est question d’une évolution dangereuse. Si cette tendance persiste, celle-ci pourrait engendrer une détérioration de l’offre. La grande majorité des libraires sont des entreprises unipersonnelles qui ouvrent leur magasin vers 6 heures du matin, et ce six jour sur sept. Il est impossible d’offrir ce service dans des supermarchés ou stations-services qui vendent également des magazines et journaux, ni avec un abonnement.»