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29/11/2017 - MARIE VERHULST

LES REVOLUTIONS DE PAIEMENT SONT DANS LES MAINS DU CONSOMMATEUR

Transactions sans contact et mobiles: une part limitee pour l’instant

Lorsque l’on analyse la situation dans nos pays voisins, la Belgique accuse un certain retard par rapport aux nouvelles possibilités de paiement. Pourtant, le Belge paie de plus en plus avec sa carte, même pour de petits montants (28% de plus que l’année passée). Les paiements mobiles et sans contact progressent petit à petit. Selon certains, l’avenir du paiement n’est pas à l’absence du cash, mais à la diminution du cash. Une chose est sûre: les prochaines années verront fleurir non pas une seule méthode de paiement, mais plusieurs parmi lesquelles le consommateur aura le choix.

CHIFFRES & FAITS

  • L’année passée, on a enregistré plus de deux millions de paiements avec l’appli Bancontact.
  • La vitesse d’exécution du paiement est importante pour le consommateur: pas besoin de se débattre avec le lecteur de carte ou le Digipass.
  • Selon Kiki Lauwers, directeur de Bol.com pour la Belgique, le paiement mobile prendra énormément d’ampleur, car nous avons tous notre téléphone sur nous en permanence.
  • Le paiement est voué à être de moins en moins visible, car il se présentera de plus en plus sous formes intégrées.
  • Le nombre total de transactions traitées par Worldline en 2016 a augmenté de près de 10%.
  • Bancontact reste le paiement le plus utilisé en Belgique: 71% de toutes les transactions effectuées cette année l’ont été par Bancontact.
  • 0,27% de tous les paiements se font actuellement sans contact.
  • Le mobile banking est très à la mode. Les chiffres de Febelfin indiquent qu’alors qu’en 2010, le mobile banking n’existait pas, 47,8 millions de virements avaient déjà été effectués en 2014. Ce nombre a doublé pour passer à 94,2 millions en 2015.

Chiffres Febelfin & Worldline

SYSTEMES DE CAISSE AUTOMATIQUE

Qu’est-ce qu’une caisse automatique?

Bien que le Belge soit de plus en plus enclin à payer par carte, il reste un inconditionnel de l’argent liquide. Cela ne peut pourtant que faire du tort au magasin, en termes d’efficacité, de sécurité et de précision. Un système automatique peut s’avérer être intéressant. Il s’agit d’une machine dans laquelle le client glisse son argent pour payer. Elle peut être intégrée dans le comptoir, mais est aussi disponible comme appareil indépendant.

Avantages:

  • hygiénique;

  • diminution de la file à la caisse;

  • les faux billets sont refusés automatiquement;

  • le personnel ne doit plus être en contact avec l’argent: la caisse est toujours juste + il peut s’occuper d’autres tâches;

  • pas besoin de compter la caisse en fin de journée, elle est toujours juste.

Caisse intégrée

Lorsque le magasin doit être transformé, on opte en général pour une caisse automatique intégrée dans le comptoir. Si le magasin ne doit pas subir de transformations, on préférera un appareil indépendant. Les magasins encaissant plus de 400 euros cash par jour ont tout intérêt à travailler avec deux automates.

Investissement

Plus les coûts d’investissement sont élevés, plus les attentes du détaillant le seront également. La plupart des caisses automatiques sont faites entièrement sur mesure pour le client. On travaille également avec des contrats de service, toujours en fonction des besoins du commerçant. Selon le contenu du contrat, les coûts seront plus ou moins élevés. Antenor constate que la tendance est surtout aux appareils de plus en plus compacts et à l’intégration dans un meuble. Autrefois, les automates était plus grands et plutôt intégrés dans un mur, mais en l’intégrant dans un meuble de paiement, le commerçant ne perd pas le contact visuel avec le client. Lorsque le client demande pour payer en liquide, le montant est transféré de la caisse à la caisse automatique.

NFC? QR?

D’ici 2020, tous les terminaux devront être équipés de la technologie NFC

NFC

NFC signifie Near Field Communication et permet de payer en magasin à l’aide d’une puce NFC ou d’un smartphone, sans contact donc. Il n’est dès lors plus nécessaire de glisser la carte bancaire dans le terminal, mais la transaction s’effectue en maintenant la carte à courte distance de l’appareil.

QR

La technologie QR (Quick Response) utilise un code qui apparaît sur le terminal. Le client le scanne dans son appli (bancaire) et paie en ligne pour que le montant soit déduit de son compte. Les fournisseurs s’attendent à ce que les smartphones s’adaptent et à terme, à ce que de nouvelles technologies soient développées afin de soutenir le paiement mobile.

TERMINAUX DE PAIEMENT

Tous les terminaux de paiement peuvent être utilisés dans les grandes surfaces. La plupart des terminaux utilisés dans les supermarchés sont équipés de systèmes NFC pour permettre les paiements sans contact. Les nouveaux terminaux de paiement sont équipés d’un grand écran couleur qui permet au commerçant de faire défiler des publicités ou d’annoncer ses promotions.

Paiement sans contact

Actuellement, le consommateur peut payer de deux façons. Soit via la technologie NFC (Near Field Communication). Le client doit donc présenter son smartphone ou sa carte de banque, lorsqu’il veut payer. Les informations du client sont transmises via un système sécurisé au terminal et la transaction est effectuée. Les cartes bancaires, les terminaux et les smartphones ne sont pas tous équipés du système NFC. Lors du remplacement ou de la demande d’une nouvelle carte, de plus en plus de banques envoient une carte bancaire avec système NFC. Le propriétaire de la carte peut demander de désactiver la fonction NFC s’il le souhaite. L’objectif est de n’utiliser que des terminaux équipés de la technologie NFC d’ici 2020. Les smartphones les plus récents sont équipés de série de la technologie NFC. Pour les montants inférieurs à 20 ou 25 euros (cela dépend de la banque), il ne faut pas de code PIN. Pour les montants supérieurs, il faudra entrer son code PIN pour la sécurité. Pour le commerçant, cela ne représente aucun investissement ni coût supplémentaire, sauf s’il n’est pas équipé d’un terminal NFC. Les coûts d’abonnement ou de transaction sont les mêmes pour un paiement sans contact que pour un paiement standard par carte.

PAIEMENT PAR SMARTPHONE

La frontière entre shopping en ligne et hors s’estompe de plus en plus. Le consommateur considère de plus en plus son smartphone comme une extension de sa propre personne et s’attend à pouvoir l’utiliser partout, donc même comme instrument de paiement. Outre le paiement sans contact par système NFC, les transactions peuvent aussi se faire par code QR. Le client scanne un code QR qui apparaît sur le terminal dans l’application de sa banque pour effectuer la transaction. Actuellement, cela n’est compatible qu’avec les terminaux Worldline. L’avantage des codes QR, c’est qu’il s’agit d’une méthode très accessible, puisqu’elle est compatible avec tous les smartphones, peu importe la marque ou le système d’exploitation. Ici aussi, un code PIN sera demandé en fonction du montant. De plus, un paiement sans contact et sans code PIN est en moyenne neuf secondes plus rapide qu’un paiement avec contact.

Le consommateur considère son smartphone comme une extension de sa propre personne et s’attend à pouvoir l’utiliser partout, même comme instrument de paiement

Le belge est fan

Bien que le paiement mobile n’en soit encore qu’à ses débuts et que le nombre total de transactions mobiles reste minime, le Belge en est déjà un grand fan. Actuellement, plusieurs acteurs ont créé leur propre application pour permettre le paiement mobile. Il existe e.a. Payconiq, mais l’appli Mister Cash de Bancontact est pour le moment la plus utilisée. De plus en plus de banques lancent une application qui intègre l’appli Bancontact. Smartpay de Worldline fonctionne notamment via cette appli.

Android pay

Android Pay a été lancée il y a peu. La technologie est compatible avec tous les terminaux de paiement modernes qui supportent NFC. Android Pay garantit une utilisation entièrement gratuite, pour le client comme pour le commerçant. Le seul investissement à prévoir pour le commerçant, c’est l’achat d’un terminal NFC. Dès que l’application est installée, les cartes de crédit et de débit peuvent être rangées pour permettre un paiement sans contact avec le smartphone. La plupart des filiales de Carrefour permettent de payer avec Android Pay. De plus, le consommateur peut aussi payer par Android Pay, lorsqu’il fait ses courses en ligne, ce qui ne peut que profiter aux ventes omnichannel.

Surtout pour des montants limités

Pour le moment, le paiement sans contact est surtout utilisé pour les transactions à montant réduit, car il permet de ne pas devoir faire de code PIN. Depuis que Worldline a revu ses tarifs à la baisse et de façon drastique (les transactions de moins de 5 euros sont 60% moins chères) pour les paiements par carte, mobiles et sans contact, on observe une nette tendance à la hausse. Worldline veut stimuler les paiements électroniques auprès des consommateurs comme des commerçants. Le coût de l’abonnement pour le terminal reste toutefois inchangé. Une application de paiement vient donc à point. Elle n’implique aucun coût d’abonnement et vous n’avez qu’à prendre en compte les coûts de transaction.

QU’EN EST-IL DES ‘BIG DATA’?

Les nouvelles méthodes de paiement impliquent-elles la fin de la vie privée et de la liberté personnelle? Une culture à 100% de paiements électroniques pourrait paraître idéale, mais soulève plus d’une question. Le consommateur peut être suivi à tout moment, où qu’il soit et quoi qu’il achète. Les Big Data, comme on les appelle, n’ont pas de prix pour les commerçants et les gestionnaires de paiements. Mais le consommateur veut-il vraiment de ça? A suivre...

INNOVATIONS EN IMAGES

Keyware - split payment

Pour les grosses dépenses – comme un lave-vaisselle – Keyware a développé un système de paiement. Le système Split Payment permet d’étaler le paiement de ces gros montants, puisqu’ils représentent un fameux trou dans notre budget. Lorsque le client glisse sa carte dans le terminal, il peut choisir d’étaler le paiement en trois remboursements. Le montant total est divisé par trois et le montant sera déduit du compte pendant les trois prochains mois, jusqu’à ce que le produit soit payé. Split Payment sera peut-être le nouveau standard de demain, mais il faudra encore attendre pour le savoir. Les commerçants peuvent choisir d’offrir cette méthode de paiement. En théorie, cette méthode de paiement sera réservée aux gros achats, et non aux supermarchés locaux. D’un autre côté, cela peut s’avérer un atout stratégique par rapport à la concurrence. Naturellement, les commerçants ne veulent pas devoir attendre des mois pour être payés de la totalité du montant dû. Le montant intégral devrait donc être payé d’avance par une banque. Ce sera donc à la banque de décider si une personne peut utiliser Split Payment. Les pays scandinaves utilisent déjà depuis longtemps cette méthode. Elle est devenue une méthode très utilisée là-bas.

Worldline – epargnez & cueillez

Depuis le début du mois de mai, il est possible d’utiliser les bons économisés avec le système Epargnez & Cueillez dans le terminal. C’est un programme de promotion et de fidélité géré par Worldline NV et soutenu par les principales banques belges. Grâce à l’action Epargnez & Cueillez, les détenteurs d’une carte bénéficient de promotions et de réductions chez leurs partenaires. Ils épargnent, en outre, des points à chaque fois qu’ils utilisent leur carte de crédit pour un achat de minimum € 25. Aujourd’hui, le terminal demande automatiquement à chaque paiement chez un commerçant participant si le client veut utiliser ses points pour bénéficier d’une réduction. Avant, le client recevait un chèque par courrier ou par courriel. La réduction est automatiquement déduite du montant et le client ne doit payer que le montant restant. Colmar était le premier à lancer cette nouvelle fonctionnalité.

Ccv - salespoint

CCV SalesPoint est une solution tout-en-un qui permet aux entrepreneurs de gérer leur administration et leurs finances. Les entrepreneurs peuvent ainsi mettre en place une gestion plus simple et efficace de leur entreprise, en utilisant un iPad. Outre la caisse sur tablette, CCV SalesPoint comprend plusieurs outils intelligents, intégrés dans un environnement en ligne. La plate-forme relie le magasin physique comme en ligne, que ce soit pour les paiements ou pour l’administration des produits. Via la fonctionnalité MyCCV, le détaillant peut suivre en temps réel toutes les transactions et les données des clients.

Antenor gère la solution de paiement du concept Drive de Carrefour

Antenor - Carrefour Drive

Antenor soutient Carrefour et sa formule drive en gérant le paiement par carte de banque. Les paiements peuvent être effectués sur place par carte. Sur Drive.be, les clients peuvent commander leurs courses avant de venir les chercher en magasin. Toutes les commandes passées avant 23 heures peuvent être retirées le lendemain sans que le client n’ait à quitter son véhicule. Le client s’identifie au point d’enlèvement à l’aide de sa carte Carrefour Bonus Card ou de son numéro de commande. Antenor se charge du paiement pour un service en ligne-hors ligne parfaitement coordonnée pour les clients Carrefour. Le personnel se charge d’aller chercher la commande et de la mettre dans le véhicule du client. Le paiement se fait aussi au point d’enlèvement.